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© Francis Vigouroux

Nucléaire

Enceinte de confinement du sarcophage de Tchernobyl, Ukraine

Trente ans après la catastrophe de Tchernobyl, une enceinte de confinement assure la sécurité du site pour les 100 ans à venir et permet le lancement des opérations de démantèlement du réacteur 4 qui avait explosé en avril 1986.

Le 29 novembre 2016 a eu lieu la cérémonie qui marque la fin du poussage et la mise en place de l’enceinte de confinement au-dessus du réacteur accidenté et du sarcophage originel, construit dans l’urgence après l’explosion du réacteur nucléaire 4 en avril 1986.

Conçue et réalisée par VINCI Construction, il s’agit de la plus grande arche métallique mobile jamais construite. Les chiffres donnent le vertige : le dôme mesure 105 mètres de hauteur, 150 mètres de longueur et son ossature métallique pèse 36 000 tonnes (équipé), dont 25 000 tonnes d’acier. Financé par 27 Etats, l’Union européenne et la BERD (Banque européenne pour la reconstruction et le développement), ce chantier aura mobilisé plus de 2 000 collaborateurs au sein du groupement Novarka piloté par VINCI Construction Grands Projets.

L’enceinte de Tchernobyl doit résister cent années aux conditions extrêmes

Ce projet, d’une rare complexité technique et totalement hors normes, a été initié en 2010, et représenté plus de 17 millions d’heures de construction. Côté sécurité, l’enceinte a été étudiée pour résister pendant cent ans à une tornade, un séisme mais aussi à des températures extrêmes (de -43° C à +45° C).

L’enceinte dispose d’équipements et de systèmes qui permettront les opérations futures de démantèlement du réacteur n°4. Celui-ci pourra donc se faire dans des conditions maximales de flexibilité et de sécurité tout en limitant au maximum les interventions humaines.

Enceinte de confinement du sarcophage de Tchernobyl - © Francis Vigouroux

Une priorité : protéger les équipes des radiations

La radioprotection était une donnée d’entrée pour la mise au point des méthodes de construction. L’exposition étant moindre au sol, les travaux à terre ont été privilégiés. Une première moitié de l’arche a d’abord été assemblée au sol à l’ouest du réacteur accidenté puis montée en trois levages successifs. Le même mode opératoire a été utilisé pour monter la seconde moitié de l’arche.

Le chantier se situant dans une zone à risque, le principal défi relevé était la garantie d’une certaine qualité tout en conservant un maximum de sécurité. C’est pourquoi, la conception et les méthodes de construction ont été régies par le principe « ALARA » (As Low As Reasonably Achievable) ce qui signifie : « ce qui est raisonnablement possible ». Ce principe est une extension du principe de précaution dans le domaine de la radioprotection : les individus exposés à des risques toxiques doivent l’être à un niveau aussi bas que raisonnablement possible. Par exemple, pour certains travaux, notamment dans les zones proches du sarcophage, le personnel a dû travailler à l’abri d’écrans en béton ou en plomb. Les zones de travail pour l’assemblage et les levages de l’arche ont été décontaminées, et les ouvriers protégés en portant des tenues adaptées. Une équipe de 60 personnes était dédiée à la radioprotection des employés.


Pour un tel projet prototype et atypique, il a fallu recruter les compétences dans le monde entier : plus de 25 nationalités ont été présentes en permanence sur le chantier, ce qui requiert des talents de management en contexte multiculturel.

Enceinte de confinement du sarcophage de Tchernobyl en vidéo :

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